Cours n° 6: Les sources audio


Les mécaniques (dictaphone, grammophone...)

Avec ces instruments, on ne sort pas de la mécanique. Le son, qui est est une vibration de l'air, est gravé sur un rouleau de cire ou sur un disque. Le même dispositif de gravage sert à écouter. Le son résultant est ensuite simplement amplifié par un pavillon.
Le principe d'enregistrement était simple: il suffisait de transmettre les vibrations du son à un stylet qui gravait la cire d'un rouleau en rotation.
Nous n'avons donc ici  pas besoin d'électricité du tout. On peut en trouver parfois pour entraîner le rouleau ou le disque, mais elle n'est pas nécessaire: une manivelle ou un système d'horlogerie suffisait. (ressort pour l'entraînement et horloge pour la régulation de la vitesse). Ce sont les tout premiers systèmes d'enregistrement et d'écoute, ils n'attendaient que l'électricité pour être débridés. Leurs défauts étaient évidents: on ne pouvait pas les amplifier et la bande passante était serrée. C'était l'époque des 78 tours, grosses galettes qui ne donnaient pas plus de 4 minutes de musique. On peut en rire, mais ces supports sont beaucoup plus durables que les CD et  le MP3. Pourquoi? Car n'importe qui doué d'un minimum de bon sens pratique pourra recréer un lecteur dans 500 ans  et écouter de nouveau. Mais pas les CD ni les MP3... Il faudrait une énorme équipe d'ingénieurs pour recréer un lecteur / décompresseur pour le faire.

Les mécano-électroniques (Pick-up)

Nous restons encore dans la mécanique, tout en posant un orteil dans l'électricité.
- La gravure est faite par un stylet  qui n'est plus mû par une membrane mais par un électro-aimant. (le pressage des copies se fait lui par pressage)
- La lecture se fait elle aussi par une tête de lecture électrique. L'aiguille fait vibrer un minuscule aimant situé entre deux bobines. Cette vibration induit un minuscule courant électrique qui sera lui amplifié par l'ampli. (la génération de courant électrique dans la tête suit le même principe que dans n'importe quelle dynamo ou alternateur)
- Il faut noter que l'on emploie un correcteur RIAA avant d'amplifier le signal. Qu'est-ce que c'est? c'est simplement un filtre électronique qui restitue les basses que l'on avait ôtées lors de l'enregistrement. En effet, les basses prennent beaucoup plus de place que les aigües et si elles n'étaient pas censurées, le disque serait beaucoup trop court. Donc le correcteur RIAA de la production corrige ces basses à l'enregistrement, et celui de vôtre préampli les corrige de nouveau à l'écoute.
- L'antiskating. Il s'agit d'une correction de la force centripète due à la courbure du bras. Ce peut être à l'aide d'un ressort de rappel, un contrepoids, un aimant, etc. Cette force doit être réglée, faute de quoi  votre écoute ne sera pas optimale. Pour ce faire, faites tourner le disque, et posez délicatement l'aiguille sur la partie non gravée en fin de disque. L'aiguille doit rester dans la même position si elle est  bien réglée. Sinon, elle partira vers le centre ou vers le bord du disque. Très peu de gens savent régler une platine. Il est évident que l'antiskating doit être réglé à chaque déplacement du tourne-disque: inutile de le faire régler par un vendeur avant de partir...
- La force d'appui. Elle devrait être réglée selon les spécifications du fabricant. Sinon, comptez 1 à 2 grammes mais c'est empirique. Trop lourde, l'aiguille usera le sillon. Trop légère, elle sautera. Réglez-là selon l'état du disque à écouter.

- Les types d'entraînement

- Les types de bras de lecture

- La platine Micro Seiki:

- La Technics 1200 MkII:

Les magnétiques (bandes et disques durs) à têtes fixes et mobiles.

Nous restons encore dans la mécanique, tout en posant deux orteils dans l'électricité.

Les optiques (lasers)

Nous restons encore dans la mécanique, tout en posant trois orteils dans l'électricité.

Les micros









Sommaire